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Les
récentes déclarations de Monsieur SIMONCINI sont une démonstration claire que
la vente dématérialisée des lunettes correctrices sur internet ne peut fonctionner
sans l’adossement à un réseau physique de magasins ! Et pour cause,
comment peut-on concurrencer un marché de service et de vente où le conseil et
la personnalisation sont essentiels à la satisfaction des clients ! Le
modèle économique de Monsieur SIMONCINI est construit sur des tarifs comparables
aux tarifs pratiqués en magasin, sans y associer la qualité et les prestations
de conseil et de services offerts en magasin ! Les démonstrations visant à
affirmer que les tarifs sont supérieurs (ce que Monsieur Simoncini déclare lui-même
ne pas être en mesure de démontrer puisque les prestations et produits ne
sauraient être comparables) sont établies sur des affirmations partielles du
marché. Il
est clair que de vendre des équipements de santé sur mesure, personnalisés,
dont le délai de renouvellement moyen est autour de 3 ans, n’est pas aussi
simple que de vendre de la rencontre en ligne ! La
vente de lunettes correctrices exige des prises de mesures précises qui ne
peuvent être réalisées qu’en magasin afin de garantir la parfaite adéquation
entre l’ordonnance et la qualité du produit fini, donc la santé visuelle. Si internet
est déjà une réalité du parcours client optique, il ne peut par conséquent se
substituer intégralement à l’intervention physique d’un professionnel de santé
qualifié, et en l’occurrence d’un opticien. Le consommateur soucieux de sa
santé visuelle fait donc un choix éclairé de meilleur rapport Qualité/Service/Prix.
Les
raisonnements de M. SIMONCINI sur les coefficients de revente nient
volontairement les « coûts cachés » constitués par le temps passé
pour cerner les besoins, vérifier l'adéquation des produits proposés, les matériels
acquis pour réaliser les mesures et le montage, le temps passé par les
professionnels pour réaliser l’équipement qui pour rappel n’est pas un produit
fini, les dossiers administratifs liés à la prise en charge permettant la
pratique du tiers payant, les coûts inhérents à la masse salariale, les locaux,
la TVA (la plus élevée d’Europe), le service après-vente et les garanties
associées … Si
Les cinq grandes « chaines » de distribution du secteur sont
aujourd’hui leader du marché, c’est parce qu’elles ont su évoluer avec lui,
adapter la réponse à la demande et aux besoins de santé et de services, et
s’inscrire dans une démarche de certification AFNOR construite spécifiquement
autour des critères qualitatifs de prise en charge en optique, auxquels le site
de M. SIMONCINI ne peut répondre au travers du modèle qu’il a construit. La
santé visuelle repose notamment sur un équipement qui n’est pas un produit de
consommation courant. La France dispose d’une innovation et d’une qualité de
dispositifs reconnue internationalement, avec une gamme de produit très large
qui promeut cette innovation. Comparer les CA du secteur entre la France et les
autres pays européens là encore n’est pas pertinent, puisque la France et les
français bénéficient de cette innovation (les français sont plus et mieux
équipés en verres progressifs que dans
les autres pays européens, son prix de revient plus élevé, fait donc
naturellement augmenter le CA global du secteur en France par exemple). Quant
au niveau très faible de prise en charge de la sécurité sociale, ce n’est que
le résultat d’un déficit chronique qui vise à prioriser les remboursements sur
les soins lourds et les médicaments au détriment des dispositifs médicaux dans
leur grande majorité, et certainement pas en application d’une quelconque
corrélation tarifaire. *Sources :
baromètre Bien Vu / Gallileo Business Consulting |